« Publish or perish » est une application créée par
le Professeur Harzing. Cet outil permet de faire des analyses bibliométriques
sur les citations en parcourant les données de Google Scholar.
Il
fournit ainsi des statistiques sur le nombre total d'articles, le nombre total
de citations, le taux de citations par article, le taux de citations par auteur,
le facteur H (H-index) et G (G-index) en tapant simplement le nom d'un auteur
(initiales du prénom + nom de famille).
De plus, il est extrêmement
rapide, les informations étant fournies en quelques secondes seulement.
Le logiciel est téléchargeable gratuitement sur le site d'Harzing
à l'URL :
http://www.harzing.com/pop.htm.
On
peut imaginer son utilité dans l'évaluation de la
recherche notamment en comparant les résultats obtenus avec ceux de l'ISI.
Le serveur ArchiveSIC propose un
article d'Agnès Magron (ISH de Lyon) sur les pratiques
d'auto-archivage des chercheurs. Cette étude
présente une synthèse de cinq enquêtes
dont le périmètre s'étend autour de 15
disciplines.
Voici le
résumé :
« Cette
étude a pour objet de dresser un panorama des
enquêtes réalisées auprès
des chercheurs concernant l'auto-archivage de leurs publications. Le
but est de pointer ce qu'elles révèlent des
motivations et freins des chercheurs, ainsi que des
différences qui apparaissent selon les
disciplines. »
Lien : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00151575
ont été
ajoutées au site consacré aux travaux de recherche sur les indicateurs
proposé par l'INIST-CNRS :
- une webographie complète, classée par thème et par pays, figure dans une
nouvelle rubrique,
- une lettre d'information permet de recevoir directement les nouveaux
articles publiés sur le site,
- des liens vers le portail terminologique
TermSciences sont également disponibles.
IndicaSciences :
http://indicasciences.veille.inist.fr
L'International Association of Scientific, Technical and Medical Publishers (
STM),
l'Association of American Publishers Professional and Scholarly Publishing division
(
AAP-PSP) et l'Association
of Learned and Professional Society Publishers (
ALPSP),
trois associations d’éditeurs viennent de réaliser
un
livre blanc afin de
formaliser les conditions nécessaires
pour protéger les intérêts des éditeurs et par conséquent ceux des auteurs.
Ce « white paper » s’articule autour de deux points :
Le premier
point prévoit de garantir pour les chercheurs, auteurs et leurs institutions l’utilisation
et la diffusion des recherches qu’ils ont produit… …Toutefois, cette garantie
ne doit s’appliquer, selon eux, que dans un contexte institutionnel, c’est à dire,
essentiellement pour répondre à des besoins internes de recherches et d’enseignement.
- Cette exception va à l’encontre des besoins réels du chercheur qui
cherchent à
communiquer ses travaux à ses pairs
(lesquels, pour la plupart, sont en extérieur à son institution).
Le deuxième
point semble indiquer que les éditeurs en reconnaissance des services qu’ils fournissent
sont les seuls :
- capables de déterminer quand la publication a lieu,
- bénéficiaires des revenus générés par la publication (tout le monde semble d’accord
avec ce point)
- à pouvoir décider des autres utilisations possibles de cette
publication.
En conclusion, alors que l’argumentation commence sur
une bonne base, en reconnaissant le
droit de l’auteur
sur le contrôle de son œuvre. Il semble, ensuite, plus que douteux, que
pour des logiques de profits, les éditeurs apposent une
restriction au
« fair use » (droit garantissant
aux personnes non-détentrice du copyright d’utiliser une œuvre dans une optique
« raisonnable » et non commerciale, notamment si cette utilisation sert la diffusion
du savoir scientifique) et s’attribuent le véritable contrôle de la publication,
pour la simple raison qu’ils ont contribué à sa mise en forme et à sa distribution
??
Au final, il s’agit d’une réponse des éditeurs afin de contrecarrer
les décisions prisent par la plupart des agences de recherche d’inciter le dépôt
des travaux qu’elles ont financé dans une archive ouverte. L’objectif des éditeurs
est de révoquer toutes permissions permettant l’auto-archivage de post-print et
de limiter leur utilisation au simple cadre institutionnel.